Combien allez-vous vraiment payer de cotisations cette année, une fois URSSAF, retraite, maladie et CSG-CRDS additionnées ? Cet outil vous donne une estimation immédiate selon votre statut juridique, avec ou sans ACRE.
Les pourcentages utilisés proviennent du barème indicatif 2026 de l'URSSAF, de la SSI et de la CIPAV. Ils correspondent aux taux effectifs constatés pour les artisans du BTP. C'est une estimation : votre comptable affinera selon votre situation précise (zone ZRR, formation continue, complémentaire santé, etc.).
Pour un artisan BTP en micro (prestations BIC), les cotisations URSSAF s'élèvent à 21,2 % du chiffre d'affaires encaissé (et non du bénéfice). On ajoute 0,3 % de CFP (contribution à la formation professionnelle). Avec l'ACRE la première année, le taux est divisé par deux (10,6 %). Pas d'IS : l'impôt sur le revenu est calculé séparément, soit en barème progressif, soit en versement libératoire (1,7 % pour les prestations BIC).
L'entrepreneur individuel au réel et le gérant d'EURL à l'IR sont des travailleurs non salariés (TNS). Leurs cotisations totales (URSSAF, retraite de base, retraite complémentaire, maladie, allocations familiales, CSG-CRDS) représentent environ 45 % du bénéfice imposable. Avec l'ACRE la première année, le taux moyen tombe autour de 27 %. Pas d'IS : le bénéfice est imposé à l'IR sur la déclaration personnelle du dirigeant.
En SARL à l'IS, le gérant majoritaire est TNS (~45 % de charges sur la rémunération). En SAS, le président est assimilé salarié, ce qui implique 70 à 80 % de cotisations totales (part employeur + part salarié) sur la rémunération brute. Ces structures payent aussi l'IS : 15 % sur les bénéfices jusqu'à 42 500 € puis 25 % au-dessus. Le calcul exact dépend de la répartition rémunération / dividendes et mérite l'avis d'un expert-comptable.
L'Aide aux Créateurs et Repreneurs d'Entreprise (ACRE) divise par deux les cotisations sociales pendant les 12 premiers mois d'activité, sous conditions (demandeur d'emploi, jeune de moins de 26 ans, bénéficiaire RSA, etc.). Pour un micro-entrepreneur BTP, le taux passe de 21,2 % à 10,6 %. Pour un TNS au réel, il passe de ~45 % à ~27 %. Bien anticiper la sortie de l'ACRE pour éviter le choc de trésorerie en année 2.
En micro-entreprise, un artisan du bâtiment (prestations BIC) paie 21,2 % de cotisations sociales sur le chiffre d'affaires encaissé, plus 0,3 % de contribution à la formation, soit environ 21,5 %. En société ou en entreprise individuelle au réel (statut TNS), les cotisations représentent environ 35 à 45 % du bénéfice, pas du chiffre d'affaires.
Multipliez le chiffre d'affaires encaissé par 21,2 % (prestations artisanales BIC). Pour 40 000 € de CA : 8 480 € de cotisations, plus 120 € de formation (0,3 %). En micro, les cotisations sont proportionnelles au CA, même sans bénéfice : c'est simple mais on ne déduit ni charges ni matériaux. Le calculateur ci-dessus le fait selon votre statut.
Cela dépend surtout de vos achats de matériaux. En micro, vous cotisez sur tout le CA sans rien déduire : pénalisant si vous achetez beaucoup de fournitures. En EURL/SARL au réel, vous cotisez sur le bénéfice après déduction des charges et matériaux, souvent plus avantageux pour un BTP à forte matière. Comparez les deux avec le calculateur avant de choisir.
L'ACRE réduit les cotisations la première année (12 mois). Depuis le décret du 6 février 2026, l'exonération est de 25 % pour les entreprises créées à partir du 1er juillet 2026 (contre 50 % auparavant). Pour un micro-artisan BTP, le taux passe alors de 21,2 % à 15,9 %. La demande se fait dans les 45 jours suivant la création, sous conditions (demandeur d'emploi, jeune, RSA…).
La CSG-CRDS est une contribution incluse dans les cotisations sociales de l'indépendant. En micro-entreprise, elle est déjà comprise dans le taux global de 21,2 %. Pour un TNS au réel, elle s'ajoute aux cotisations maladie, retraite et allocations familiales et représente une part significative du total. Elle finance la protection sociale et n'ouvre pas de droits propres.
En micro-artisan BTP, comptez qu'après 21,5 % de cotisations et vos frais (matériaux, véhicule, assurances), il faut environ 2 à 2,5 fois le net souhaité en chiffre d'affaires. Pour un SMIC net (~1 400 €/mois), visez souvent 2 800 à 3 500 € de CA mensuel selon vos charges. Le calculateur donne le net après cotisations ; ajoutez vos frais professionnels pour le net réel.
Non. En micro-entreprise, on ne déduit aucune charge réelle : ni matériaux, ni véhicule, ni sous-traitance. Un abattement forfaitaire est appliqué pour l'impôt, mais les cotisations portent sur tout le chiffre d'affaires. C'est le point faible du régime pour le BTP, gros consommateur de fournitures : au-delà d'un certain volume d'achats, la société au réel devient plus avantageuse.
En micro-entreprise, la contribution à la formation professionnelle (CFP) de l'artisan est de 0,3 % du chiffre d'affaires, prélevée avec les cotisations sociales. Elle ouvre des droits à la formation professionnelle. Pour un TNS au réel, elle prend la forme d'un forfait annuel. Le calculateur l'intègre au total des charges.