Vous savez ce que vous coûte une heure de travail ? Combien vous devez la facturer pour dégager une vraie marge ? Cet outil vous donne la réponse, gratuitement, en quelques secondes.
La méthode est la même que celle qu'on utilise dans Batup pour des centaines d'entreprises du BTP. Aucun secret : juste l'arithmétique du bâtiment, appliquée à vos chiffres.
Salaires (vous compris), local, véhicules, assurances, logiciels, comptabilité, marketing, divers : tout ce que votre entreprise paye chaque année, qu'il y ait du chantier ou pas. C'est la base que chaque heure facturée doit couvrir.
Sur les 365 jours de l'année, retirez les week-ends, les congés payés, les jours fériés, les arrêts maladie et les intempéries. Multipliez par votre nombre d'heures par jour, puis par votre nombre de personnes productives. Le résultat : vos heures réellement facturables. C'est presque toujours bien moins que ce qu'on imagine.
Charges fixes annuelles ÷ heures facturables = votre coût de revient horaire. C'est ce qu'une heure de votre temps vous coûte avant le moindre euro de marge. Si vous facturez en-dessous, vous perdez de l'argent à chaque heure travaillée.
Taux à facturer = coût de revient ÷ (1 − marge cible). La marge nette est calculée sur le prix de vente, pas sur le coût : c'est la méthode comptable correcte. Une marge nette de 23,08 % correspond à l'ancien coefficient multiplicateur de 1,30.
Additionnez toutes vos charges annuelles (salaires chargés, local, véhicules, assurances, logiciels, marketing), divisez par le nombre d'heures réellement facturables dans l'année, puis appliquez votre marge cible. Exemple : 73 500 € de charges ÷ 1 200 h = 61 €/h de coût, soit environ 70 €/h avec 15 % de marge. Le calculateur ci-dessus fait ce calcul à partir de vos chiffres.
Beaucoup moins qu'on ne le croit : autour de 1 100 à 1 300 heures, pas 2 000. Sur 1 607 h légales, il faut retirer les congés, la formation, les intempéries, puis les heures non facturables (trajets, devis, administratif, pauses). Compter 2 000 h fait sous-évaluer le taux horaire de 30 à 40 %. C'est l'erreur n°1 : partez d'un volume réaliste (~1 200 h).
En moyenne 45 à 70 €/h HT selon le métier et la région : maçon ~55 €/h, plombier ~55 €/h, électricien ~40-45 €/h, menuisier/charpentier ~50 €/h, peintre ~30-40 €/h. L'Île-de-France se situe 20 à 30 % au-dessus, les zones rurales en dessous. Ces moyennes sont indicatives : votre vrai taux dépend de vos charges, pas de celui du voisin.
Il n'existe pas de taux horaire de vente minimum réglementaire — seul le SMIC encadre les salaires (environ 12 €/h brut). Votre taux minimum est votre seuil de rentabilité : le coût horaire en dessous duquel vous perdez de l'argent. Le calculateur le donne (coût de revient horaire) : facturer en dessous, c'est travailler à perte.
En HT sur le devis destiné à un professionnel, et en HT et TTC pour un particulier (qui paie le prix TTC). Le taux horaire que vous calculez ici est un montant HT : ajoutez la TVA applicable (20 %, 10 % en rénovation d'un logement de plus de 2 ans, 5,5 % en rénovation énergétique) pour obtenir le TTC facturé au client.
Comptez 10 à 30 % de marge nette au-dessus de votre coût horaire, avec 15 à 20 % comme cible saine. Cette marge finance les imprévus (SAV, remises, retards de paiement), l'investissement et votre rémunération réelle. Sans marge, le moindre aléa fait basculer le chantier en perte : ne vous contentez pas de couvrir vos coûts.
Détaillez ce que couvre l'heure : main-d'œuvre qualifiée, charges sociales, assurance décennale, matériel, garantie et SAV — pas seulement le temps passé. Un taux plus élevé qu'un concurrent traduit souvent une vraie couverture d'assurance et une pérennité. Présentez un devis clair et chiffré : un prix argumenté se défend mieux qu'un prix bas non expliqué.
En le pilotant en continu plutôt qu'une fois par an sur Excel. Batup calcule automatiquement vos heures réellement facturées à partir des pointages chantier et suit vos charges en temps réel, pour garder un taux horaire juste et une marge maîtrisée sur chaque chantier. Essai gratuit, sans carte bancaire.