Combien vous coûte réellement votre salarié, charges patronales et CIBTP comprises ? Combien lui reste-t-il en net ? Quel est son coût horaire chargé une fois tout intégré ? L'outil ci-dessous chiffre le coût total employeur en quelques secondes, sur le barème 2026 du bâtiment.
La méthode reprend les taux moyens 2026 d'un employeur du bâtiment, après prise en compte de la CIBTP (congés payés et intempéries) propre au secteur. Les ordres de grandeur sont défendables ; pour une feuille de paie au centime, demandez à votre comptable.
Les cotisations patronales du BTP (URSSAF, retraite complémentaire, prévoyance, formation, médecine du travail, accident du travail) représentent en moyenne 42 % du salaire brut. Le taux varie avec l'effectif : ~40 % pour moins de 11 salariés (réduction Fillon plus forte), ~43 % entre 11 et 49 salariés, ~45 % au-delà de 50 salariés. La cotisation accident du travail est plus élevée dans le BTP que dans d'autres secteurs en raison du risque.
La Caisse des Congés Intempéries du BTP collecte deux cotisations qui n'existent pas dans les autres secteurs : la cotisation congés payés (gérée pour le compte de l'employeur, le salarié est payé par la caisse pendant ses congés) et la cotisation intempéries (qui finance le maintien de salaire en cas d'arrêt météo). Le taux global tourne autour de 21 % en Île-de-France et 19 % dans les autres régions, calculé sur le salaire brut.
Les cotisations salariales (sécurité sociale, retraite, chômage, CSG/CRDS) représentent environ 23 % du brut pour un salarié du BTP. Le salaire net mensuel équivaut donc à environ 77 % du brut. C'est ce que votre salarié touche réellement sur son compte, avant impôt sur le revenu (prélèvement à la source).
Coût total employeur ÷ heures mensuelles facturables (151,67 h pour un temps plein 35 h = 35 × 52 ÷ 12). C'est le seuil minimum pour ne pas perdre d'argent en facturant une heure de ce salarié. Si vous facturez en dessous, vous payez de votre poche. Si vous facturez au coût horaire pur sans marge, vous travaillez à perte une fois les charges fixes (local, véhicules, assurances) intégrées.
Environ 1,6 à 1,65 fois le salaire brut pour un ouvrier du bâtiment. Pour 2 500 € brut, le coût total employeur avoisine 4 100 €, une fois ajoutées les charges patronales (~40 à 45 %) et la cotisation CIBTP congés payés (~20,7 %). Le BTP est plus cher que les autres secteurs à cause de cette CIBTP. Le calculateur détaille le coût à partir du brut.
Le brut est le salaire de référence du contrat. Le net (environ 77 à 78 % du brut) est ce que touche le salarié après cotisations salariales. Le coût employeur (ou « super-brut ») est le brut augmenté des charges patronales et de la CIBTP : c'est ce que paie réellement l'entreprise, soit environ 1,6 fois le brut dans le BTP.
Environ 2 € dans le BTP. Le passage du net au coût total cumule les cotisations salariales (pour remonter au brut) puis les charges patronales et la CIBTP (pour atteindre le coût employeur). Résultat : pour 1 € réellement perçu par l'ouvrier, l'entreprise débourse à peu près le double. Le calculateur affiche ce ratio directement.
Les charges patronales représentent environ 40 à 45 % du brut selon la taille de l'entreprise, auxquelles s'ajoute la cotisation CIBTP congés payés d'environ 20,7 % propre au BTP. C'est cette CIBTP qui explique pourquoi le coût d'un salarié du bâtiment dépasse celui des autres secteurs. Les bas salaires bénéficient en plus de la réduction générale de cotisations.
Dans le BTP, les congés payés ne sont pas gérés par l'entreprise mais par une caisse externe, la CIBTP. L'employeur y cotise environ 20,7 % de la masse salariale (2026), et c'est la caisse qui verse les congés aux salariés. Cette cotisation s'ajoute aux charges patronales classiques : elle est la principale raison du surcoût du travail dans le bâtiment.
Divisez le coût total employeur annuel par le nombre d'heures réellement productives, pas par les heures payées. Un ouvrier payé 1 607 h/an n'est productif qu'environ 1 200 à 1 400 h (déplacements, intempéries, absences). Diviser par les heures payées sous-estime le coût horaire et fait perdre de l'argent sur les devis. Utilisez le coût productif pour chiffrer.
La réduction générale (ex-réduction Fillon, devenue RGDU en 2026) diminue les charges patronales sur les salaires proches du SMIC. Depuis 2026, elle s'annule à 3 SMIC (contre 1,6 SMIC auparavant), ce qui élargit le nombre de salaires concernés. Elle réduit sensiblement le coût réel d'un ouvrier payé au SMIC ou légèrement au-dessus.
Le coût horaire chargé n'est pas le prix de vente : il faut y ajouter les frais généraux et une marge. En pratique, on multiplie souvent le coût horaire chargé par 1,8 à 2,5 pour obtenir le taux horaire à facturer au client. Utilisez le calculateur de taux horaire BTP pour intégrer vos charges de structure et votre marge cible.