Combien va vous coûter votre assurance décennale en 2026 ? Couvreur, électricien, plombier, maçon, peintre : chaque métier du BTP a son propre tarif. Estimez votre fourchette en 1 minute, gratuitement et sans inscription.
Notre fourchette s'appuie sur les barèmes pratiqués par les principaux courtiers BTP en 2026. Quatre facteurs déterminent le prix final ; nous les combinons pour vous donner une estimation réaliste avant d'aller voir un courtier.
Les assureurs classent les activités BTP par niveau de risque. Couvreurs, maçons et électriciens sont en tête (sinistres lourds, conséquences structurelles). Peintres, paysagistes et menuisiers sont en bas de l'échelle. Entre un couvreur et un peintre, on passe du simple au quadruple pour une même structure. Le métier déclaré détermine la base tarifaire annuelle.
Les courtiers majorent la prime par tranche de chiffre d'affaires (souvent par paliers de 50 000 €). Plus vous facturez, plus l'assureur estime que votre exposition au sinistre augmente. Au-delà de 250 000 € HT, la majoration plafonne autour de 2,5 fois la base de la tranche minimale.
Les nouveaux entrants au RCS ou les artisans avec moins de 3 ans d'activité subissent une surprime moyenne de 30 %. Passé ce cap, le tarif redescend si la sinistralité reste nulle. Au bout de 5 à 7 ans sans sinistre, certains courtiers proposent des décotes fidélité.
Un sinistre déclaré dans les 5 dernières années peut alourdir la prime de 40 %. Deux sinistres ou plus peuvent doubler le tarif, voire entraîner un refus de cotation chez certains assureurs. C'est le poste sur lequel vous avez le plus à gagner à montrer un dossier propre et une démarche qualité documentée.
Le tarif annuel d'une décennale BTP varie en 2026 entre 700 € et 6 000 € selon le métier, le chiffre d'affaires, l'ancienneté et la sinistralité. Un peintre auto-entrepreneur démarre autour de 800–1 100 €/an, un couvreur seul autour de 2 200–2 900 €/an, une entreprise générale du bâtiment à 200 000 € de CA peut dépasser 5 000 €/an. Le facteur le plus discriminant reste le métier exercé : plus le sinistre potentiel est lourd (structure, étanchéité), plus la prime grimpe.
Oui, sans exception. Depuis la loi Spinetta de 1978, tout professionnel qui réalise des travaux de bâtiment relevant de la responsabilité décennale doit être couvert avant l'ouverture du chantier, quel que soit son statut juridique (micro-entreprise, EI, EURL, SASU, SARL). L'attestation doit être fournie au client avant le démarrage des travaux et apparaître sur les devis et factures. Travailler sans décennale expose à 75 000 € d'amende et 6 mois de prison, sans compter la facture des sinistres à votre charge personnelle.
Le classement 2026 des primes décennales par métier est constant depuis 10 ans : 1) couvreurs (étanchéité, infiltrations), 2) maçons et gros œuvre (fissures structurelles, fondations), 3) électriciens (incendies), 4) entreprises générales du bâtiment (multi-corps de métier), 5) plombiers-chauffagistes (dégâts des eaux). À l'inverse, les paysagistes, peintres et menuisiers paient les primes les plus basses car les sinistres potentiels y sont plus faciles à chiffrer et à réparer.
La décennale couvre, pendant 10 ans à compter de la réception des travaux, les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Concrètement : fissures structurelles, défaut d'étanchéité, affaissement de toiture, infiltrations majeures, défaut de fondation, défaillance d'éléments d'équipement indissociables du bâti (chauffage central encastré, etc.). Elle ne couvre pas les défauts esthétiques mineurs, l'usure normale ni les dommages causés par un mauvais entretien post-réception.
Cinq leviers efficaces : 1) faites jouer la concurrence chaque année (au moins 3 devis courtiers spécialisés BTP), 2) maintenez un dossier sinistralité propre — un sinistre majoré la prime de 40 %, 3) regroupez vos contrats (RC pro + décennale + flotte auto) chez le même courtier pour obtenir une remise, 4) documentez votre démarche qualité (Qualibat, RGE, photos avant/après) — certains assureurs en tiennent compte, 5) ajustez votre déclaration de CA annuelle à la baisse en début d'année si vous prévoyez une activité réduite.
Le client (ou le maître d'ouvrage) déclare le sinistre auprès de son assureur dommages-ouvrage qui indemnise rapidement les réparations. L'assureur DO se retourne ensuite contre votre décennale pour le remboursement. Vous êtes alors convoqué à une expertise contradictoire. Si votre responsabilité est engagée, votre prime sera majorée à la prochaine échéance (souvent +40 %) et votre dossier devient plus difficile à placer chez un nouvel assureur. Tenez un dossier chantier complet : photos, PV de réception, attestations sous-traitants.
Tant que vous exercez une activité du bâtiment relevant de la décennale, le contrat doit être maintenu et payé. À l'arrêt de l'activité (cessation, retraite, changement de métier), vous devez maintenir le contrat pendant 10 ans après la dernière réception de chantier afin de couvrir les éventuels sinistres rétroactifs. Il existe des contrats spécifiques dits 'subséquents' ou 'garantie de reprise' moins coûteux que le contrat actif, dédiés à cette période post-activité.
La loi Hamon ne s'applique pas à la décennale (résiliation à échéance annuelle uniquement). Préparez votre changement 2 à 3 mois avant la date anniversaire : 1) demandez 3 devis comparatifs auprès de courtiers BTP spécialisés, 2) envoyez votre lettre de résiliation au courtier sortant en respectant le préavis (souvent 2 mois), 3) souscrivez le nouveau contrat avec date d'effet identique à la fin de l'ancien, 4) conservez votre ancienne attestation 10 ans car les chantiers démarrés sous l'ancien contrat restent couverts par lui.