Quelle prime d'ancienneté votre ouvrier ou votre ETAM doit-il toucher chaque mois ? Quel coût employeur réel cela représente sur l'année, charges comprises ? L'outil ci-dessous applique le barème canonique 2026 des conventions collectives nationales (art. 6.2 pour les ouvriers, art. 14 pour les ETAM) et chiffre la prime à intégrer en paie.
Important : les conventions collectives NATIONALES du bâtiment (ouvriers IDCC 1596/1597, ETAM IDCC 2609) ne prévoient pas de prime d'ancienneté monétaire obligatoire — elles reconnaissent l'ancienneté par des jours de congés supplémentaires. Une prime en pourcentage résulte d'un accord régional, d'un accord d'entreprise ou du contrat de travail. Le barème utilisé ici est un exemple courant, à ajuster selon le texte qui vous est applicable.
La CCN ouvriers du bâtiment prévoit un barème progressif par palier de 3 ans : 0 % avant 3 ans, 3 % de 3 à 5 ans, 6 % de 6 à 8 ans, 9 % de 9 à 11 ans, 12 % de 12 à 14 ans, et 15 % à partir de 15 ans (plafond définitif). Le palier s'applique dès l'année anniversaire, sur le salaire minimum conventionnel de la classification. Exemple : un ouvrier embauché le 15 avril 2023 passe au palier 3 % au 1er avril 2026.
Les ETAM (employés, techniciens, agents de maîtrise) du bâtiment ont aussi droit à une prime d'ancienneté, avec un barème distinct et un plafond plus bas : 0 % avant 3 ans, 1 % de 3 à 5 ans, 2 % de 6 à 8 ans, 3 % de 9 à 11 ans, 4 % de 12 à 14 ans, 5 % à partir de 15 ans (plafond). Même logique de palier triennal que les ouvriers, mais sur la grille de salaire minimum conventionnel ETAM.
Légalement, la prime se calcule sur le salaire minimum conventionnel de la classification (Niveau-Position), pas sur le brut réel négocié. Si l'ouvrier est payé au-dessus du minimum, la prime se calcule sur le minimum — le reste constitue de la « rémunération libre ». Dans l'outil, par simplification, on utilise le brut saisi : si vous souhaitez l'estimation légale stricte, saisissez le minimum conventionnel de la classification. La prime est ensuite ajoutée au brut, soumise aux mêmes cotisations sociales et imposable au titre de l'IR.
Côté employeur, la prime d'ancienneté n'est pas neutre : elle augmente le brut, donc déclenche des charges patronales supplémentaires (URSSAF, retraite, prévoyance, CIBTP, accident du travail). Avec un taux global de charges patronales BTP autour de 42 %, chaque euro de prime versé au salarié coûte environ 1,42 € à l'entreprise — à intégrer dans le coût horaire chargé et la marge de chaque chantier.
La CCN cadres du bâtiment ne prévoit pas de prime d'ancienneté barémée. L'ancienneté joue plutôt sur la classification (position 1 à 4) et sur les augmentations individuelles négociées chaque année. C'est pourquoi l'outil affiche « non applicable » pour les cadres : il n'existe pas de taux canonique à appliquer mécaniquement.
Pas au niveau national : les conventions collectives nationales du bâtiment (IDCC 1596/1597 ouvriers, IDCC 2609 ETAM) ne prévoient pas de prime d'ancienneté monétaire obligatoire ; elles reconnaissent l'ancienneté par des jours de congés supplémentaires. Une prime en pourcentage résulte le plus souvent d'un accord régional, d'un accord d'entreprise ou du contrat de travail. Vérifiez le texte qui s'applique à vous.
Quand une prime existe (accord régional ou d'entreprise), on applique un taux croissant avec l'ancienneté à une base de calcul — généralement le salaire minimum conventionnel de la catégorie, pas le salaire réel. Exemple avec un barème de 3 % : 3 % × salaire de référence = prime mensuelle. Le calculateur applique un barème par paliers et chiffre aussi le coût employeur chargé.
Le plus souvent le salaire minimum conventionnel de la classification du salarié (ou le salaire de base réel, selon le texte le plus favorable), et non l'intégralité de la rémunération primes comprises. Cette base change sensiblement le résultat : vérifiez ce que prévoit votre accord régional ou d'entreprise avant de figer un montant en paie.
Les jours d'ancienneté sont l'avantage réellement prévu par la CCN nationale ouvriers : 2 jours de congés supplémentaires à 20 ans, 4 jours à 25 ans, 6 jours à 30 ans d'ancienneté. La prime d'ancienneté, elle, est un versement en euros qui n'existe que si un accord régional, d'entreprise ou le contrat le prévoit. Les deux ne se confondent pas.
Non : lorsqu'une prime d'ancienneté s'applique, elle est proratisée au temps de travail, comme le salaire. Un salarié à mi-temps perçoit la moitié de la prime d'un temps plein de même ancienneté et même classification. Le calculateur raisonne sur la base saisie ; ajustez-la au temps de travail réel.
Cela dépend de l'accord applicable. En général, la prime suit le sort du salaire : maintenue si le salaire est maintenu (subrogation employeur), réduite ou suspendue si le salaire ne l'est pas. Les périodes de maladie, d'accident du travail ou de maternité comptent en revanche dans l'ancienneté du salarié. Référez-vous à votre accord.
L'ancienneté court à partir de la date d'entrée dans l'entreprise et inclut les périodes assimilées à du travail effectif (congés payés, maladie, accident du travail, maternité). En cas de rachat ou de transfert d'entreprise (article L1224-1 du Code du travail), l'ancienneté est reprise. Les missions d'intérim antérieures ne sont en principe pas comptées, sauf disposition contraire.
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