Combien gagne un maçon, un grutier, un couvreur ou un menuisier ? Salaire net de début de carrière, estimation du brut et niveau conventionnel, métier par métier. Gratuit, sans inscription.
Le salaire d'un métier dépend de trois choses : le minimum conventionnel (plancher légal), l'expérience, et le marché local. Voici comment les distinguer.
Chaque métier relève d'un niveau et d'un coefficient dans la convention collective du bâtiment. Ce coefficient fixe un minimum légal, négocié région par région pour les ouvriers et les ETAM. C'est le plancher : le salaire réel est souvent au-dessus. Consultez la grille des salaires pour le montant exact.
Un débutant démarre près du minimum ; un ouvrier confirmé (5-10 ans), un chef d'équipe ou un titulaire d'habilitations (CACES, licences de soudure, habilitations électriques) est nettement mieux payé. Les salaires nets affichés ici correspondent à un début de carrière ; comptez une progression sensible avec l'expérience.
La tension sur les métiers (grutier, couvreur, soudeur…), la région et la taille de l'entreprise tirent les salaires. À cela s'ajoutent les indemnités propres au BTP : paniers, trajets, grands déplacements, heures supplémentaires — qui pèsent lourd dans le net réellement perçu.
Le salaire de début de carrière affiché est un net mensuel, issu d'une source datée. Le brut est estimé à partir du net (charges salariales d'environ 22 % pour un ouvrier non-cadre, soit brut ≈ net ÷ 0,78). Le brut est la référence pour comparer au minimum conventionnel, qui est toujours exprimé en brut.
Le minimum conventionnel est le plancher légal fixé par la convention collective selon le coefficient du poste : personne ne peut être payé en dessous. Le salaire de marché est ce que les entreprises paient réellement pour attirer et garder les profils : il est souvent supérieur au minimum, surtout sur les métiers en tension.
Un débutant démarre près du minimum conventionnel. Après 5 à 10 ans, un ouvrier confirmé gagne sensiblement plus (souvent +20 à +40 %), et l'accès à un poste de chef d'équipe, de chef de chantier ou de conducteur de travaux marque un nouveau palier. Les habilitations (CACES, soudure, électricité) accélèrent la progression.
Non. Les salaires affichés sont le salaire de base. Dans le bâtiment s'ajoutent des indemnités spécifiques : paniers repas, trajets, grands déplacements, et les heures supplémentaires majorées. Elles peuvent représenter plusieurs centaines d'euros par mois et gonfler nettement le net réellement perçu.
Côté ouvriers, les métiers en tension et à habilitation (grutier, soudeur, couvreur) sont parmi les mieux payés. L'encadrement (chef de chantier, conducteur puis directeur de travaux) et les fonctions études (économiste de la construction, ingénieur) atteignent les rémunérations les plus élevées de la filière.
Oui. Les minima conventionnels des ouvriers et des ETAM sont négociés région par région, et le marché varie fortement selon la tension locale (l'Île-de-France, PACA et Auvergne-Rhône-Alpes affichent des niveaux élevés). Le salaire de marché d'un même métier peut différer de plusieurs centaines d'euros d'une région à l'autre.